Les Jeux Olympiques pris en otage au nom de la liberté. Telle est la situation actuelle. Un rassemblement mondial, créé au nom du sport et de la liberté, symbole de démocratie et des Droits de l’Homme depuis Pierre de Coubertin devrait-il être boycotté ? Et pourrait-il l’être ?

Manifester est une chose, boycotter en est une autre. Cela fait 60 ans que la population tibétaine est opprimée et à peine quelques semaines que la communauté internationale se mobilise. De plus, imaginer que les gouvernements des pays occidentaux qui, d’un côté, signent des contrats de plusieurs millions de dollars avec la Chine, vont, de l’autre, boycotter une manifestation de l’importance des Jeux Olympiques, est un doux rêve inaccessible.

Bien sûr que le CIO n’aurait pas dû donner les Jeux à un pays qui, au XXIème siècle, vit encore sous dictature. Si grand et si puissant soit-il. Mais tous ces gens qui manifestent leur insoutenable colère au passage de la flamme se seraient-ils impliqués avec la même ferveur s’il ne s’agissait pas des JO ?

Par ailleurs, la Chine n’a pas la primeur de ce questionnement. En 1936, lors des Jeux d’été de Berlin, l’arrivée au pouvoir du régime nazi soulève interrogations et débats. D’autant plus qu’Adolf Hitler souhaite utiliser ce rendez-vous international pour une propagande à grande échelle de la race aryenne. Les Jeux auront bien lieu et ironie de l’Histoire, le sprinteur noir-américain Jesse Owens remportera quatre titres olympiques en athlétisme. Une leçon d’Histoire et d’espoir.

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