Nicolas Sarkozy est Président

4 07 2007

Sarkozy Bravo les bleus! Dans le match final de l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy s’est imposé sans surprise avec 52,7% des voix. Première candidature : à 52 ans, le nouveau président, avocat de formation, descendant de habereaux hongrois et de juifs de Salonique, savoure sa victoire, l’ambition de toute sa vie enfin couronnée.

Rue de la Boétie à Paris, le camp gagnant est réuni. “Nicolas! Nicolas!” La salle Gaveau scande son prénom, alors qu’il gagne la tribune pour exprimer ses remerciements à sa famille, à ses amis et à ses supporters. Sa première pensée, il le dit, est destinée à Ségolène Royal. “Je veux lui dire que j’ai du respect pour elle et pour ses idées. Un président de la République doit aimer tous les Français, quelle que soit leur opinion. Ma pensée va donc à tous les Français qui n’ont pas voté pour moi.” Nicolas Sarkozy a aussi rappelé ses engagements autour des valeurs qui sont les siennes : le travail, l’autorité, la morale, le respect et le mérite.

Fair-play, dans son discours, la candidate déçue, “souhaite au nouveau président d’accomplir sa mission”. Elle déclare avoir engagé “un renouvellement profond de la gauche et de la pratique de la politique” et, se tournant vers demain, évoque à plusieurs reprises des “victoires futures”. Rassemblés rue de Solférino, les électeurs de la candidate socialiste lui crient “merci”. Certains ont les larmes aux yeux. La défaite a un goût amer.





Vivement dimanche! (20/04/2007)

4 07 2007

Douze candidats, quatre favoris, deux jours pour se décider… Puisque la tendance est, parait-il, à l’incertitude générale, les pronostics vont bon train!

La campagne se termine ce soir à minuit. Et selon un sondage paru ce matin dans La Figaro, elle aurait donné envie de voter à 60% des français. Bilan, ils ont envie de voter, mais ne savent pas pour qui, et en même temps semblent d’ores et déjà persuadés que leur nouveau président sera Nicolas Sarkozy. Malgré les nombreux quiz qui pullulent sur Internet, mais aussi dans nos magazines,le doute les assaille. France Soir et Le Monde 2 proposent à leur lecteurs une cinquantaine de question afin de déterminer le candidat de leurs idées.

Quels seront les deux visages du second tour? Le très redouté Jean-Marie Le Pen renouvellera-t-il son score record de 2002? François Bayrou, quant à lui, survivra-t-il au premier round? Tant de questions et une vague conviction qui persiste… Sarkozy passera par dessus tout ça et s’imposera quoiqu’il arrive.

La campagne se termine. Déjà? Enfin? 59% des français la juge de mauvaise qualité, toujours d’après ce sondage du Figaro. Cette campagne aura tout de même été, de l’avis de tous, inédite et différente des précédentes. Notre curiosité n’aura jamais été aussi aiguisée. Les candidats ont plusieurs fois brouillé les pistes. Ségolène Royal a débattu de la sécurité des français et de l’identité nationale. Nicolas Sarkozy a évoqué Jaurès et Blum dans ses discours, qui séduisent cependant les électeurs d’extrême droite. Selon un sondage d’IPSOS, 80% de l’électorat du Front National a une bonne opinion du candidat de l’UMP. Les français en perdent leur latin, s’emmêlent les pinceaux… Impossible de prévoir l’issue de cette aventure. Le suspens reste intact et nous tiendra en haleine devant notre téléviseur dimanche soir. Et ce n’est que le début…





Débat entre deux tours

4 07 2007

Une ambiance de coupe du monde de football hier soir dans les foyers français. Un débat qui n’a pas eu lieu depuis 12 ans. Deux candidats très différents, deux conceptions du pouvoir opposées, deux projets qui s’affrontent. Le match s’annonçait très serré. Après avoir répondu à Patrick Poivre d’Arvor, co-présentateur avec Arlette Chabot, être “très heureuse d’être ici”, Ségolène Royal choisit l’offensive et fait le bilan chiffré du gouvernement sortant.

“Plus de 20 000 euros par Français” de dette publique, “deux millions et demi de travailleurs pauvres en France”, “deux millions et demi de Français vivent en dessous du seuil de pauvreté, parmi eux deux millions d’enfants”, “le niveau moyen des retraites des femmes est de 850 euros pour une carrière complète et de 622 euros pour une carrière incomplète”, un “déficit de la Sécurité sociale qui s’élève à 11 milliards d’euros”, un “chômage qui touche près de trois millions de personnes”, les “agressions ont augmenté depuis 2002 de plus 30% de violences physiques gratuites contre les personnes”. La candidate socialiste a alors demandé à Nicolas Sarkozy de rendre des comptes sur ce triste bilan. Un coup de bâton de Ségolène Royal transformé en perche saisie par le candidat UMP, qui reconnait sa part de responsabilité dans ce bilan mais dit surtout avoir récupéré en 2002 une France en grande difficulté. Pour preuve, il rappelle qu’à l’époque les Français n’avaient pas cru que Lionel Jospin pouvait résoudre leurs problèmes et l’avaient écarté du second tour des présidentielles.

Sur les 35 heures, la candidate du PS préconise “la négociation entre partenaires sociaux branche par branche”. Elle promet qu’il n’y aurait pas à l’avenir, si elle est élue, de généralisation de la réduction du temps de travail “si les partenaires sociaux ne se mettent pas d’accord”. Nicolas Sarkozy explique ensuite qu’il souhaite “donner la liberté de choisir aux salariés” mais “on garde les 35 heures pour une durée hebdomadaire du travail”. “Pourquoi n’avez-vous pas supprimé les 35 heures?”, demande alors Ségolène Royal à Nicolas Sarkozy. “Parce que vous savez que c’est un progrès social important”, a-t-elle conclu.

D’autres thèmes ont été discutés. Parmi les actions annoncées, Nicolas Sarkozy souhaite garantir les lois Fillon. Ce sujet sensible des retraites crée une tension entre les deux candidats, Ségolène Royal, déclarant vouloir “mettre à plat” les lois Fillon et prendre en compte la pénibilité du travail. Nicolas Sarkozy en profite pour pointer du doigt les nombreuses “discussions” et “renégociations” que propose sa concurrente pour chaque sujet abordé, sans apporter de solutions précises.

Concernant le logement, le candidat de l’UMP souhaite “faire de la France un pays de propriétaires” et au niveau de la santé, il lui tient à coeur d’engager “un plan contre l’Alzeimer pour en trouver l’origine, comme on a fait un plan cancer”.
Peu de mesquineries, juste quelques petites phrases assassines. Nicolas Sarkozy commence alors qu’ils débattent du travail: “Soyez plus clair, on n’y comprend rien”. Plus tard, Ségolène Royal corrige, telle une maîtresse d’école, le candidat UMP sur le nucléaire: “vous venez d’énoncer une série d’erreurs, il faudra que vous révisiez un peu votre sujet”. Sur le thème de l’éducation, Nicolas Sarkozy n’apprécie guère le rictus de son adversaire: “Vous n’avez pas besoin d’être méprisante pour être brillante”. L’éducation est cher à la candidate socialiste. Elle s’emporte donc sur ce sujet. A cet instant, Nicolas Sarkozy jubile. Lui-même, réputé nerveux et agressif, dont on attendait qu’il sorte de ses gonds, se retrouve, par l’ironie du sort, à calmer Ségolène Royal, incontestablement en colère. Il devient dès lors très serein et n’hésite pas à rappeler de temps en temps que “Madame Royal” ne se maîtrise pas.

Bien qu’admettant l’un comme l’autre, leurs points de convergence, il demeure la plupart du temps en désaccord sur nombre de sujets, dont l’Europe. A ce propos, Ségolène Royal explique: “Je veux à nouveau consulter les Français par référendum, pour relancer l’Europe de l’investissement, de la recherche”. Quant à Nicolas Sarkozy, il se montre définitif. “Les Français ont voté non à la Constitution, nous n’y reviendrons pas”, a-t-il précisé. “Si je suis Président de la République, je m’opposerai à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne”.

Enfin, quand le candidat de l’UMP dit respecter le talent et “le parcours qu’a été celui de Madame Royal”, celle-ci préfère s’abstenir de “sentiments personnalisés”. Selon leurs conclusions respectives, il s’agit désormais pour les Français de choisir entre l’action, “je veux passionnément agir” déclare Nicolas Sarkozy, et “l’audace” incarnée par Ségolène Royal, qui se présente en tant que femme et “mère de famille de quatre enfants”.

Deux heures quarante de sourires affichés, de courtoisie forcée, de pugnacité ou de “zenitude”. Au final, pas de perdants, mais à la place, deux gagnants. La gauche se réjouira de l’attitude combative de leur candidate et la droite sera rassurée, Nicolas Sarkozy a fait preuve de sang froid, certains suspicieux diront même qu’il a été un peu trop calme.





Carnet de campagne (du 20 au 26/03/2007)

4 07 2007

Mardi 20 mars

Le compte est bon! Ils seront douze à se présenter à l’élection présidentielle. Le chiffre est tombé hier à 17h30. pour certains, 66% selon les chiffres avancés par Europe 1, cela fait beaucoup, mais ce n’est pas un record. Aux dernières éléctions, ils étaient seize. Diversité ou dispersion démocratique? A vous de juger. Maintenant, la campagne est lancée. Et les journalistes sont tous à leur “chrono”! CSA oblige…

Mercredi 21 mars

“Sarko veut faire le ménage a France 3″! Titre du Canard enchaîné ce mercredi à propos du comportement mal élevé et capricieux du ministre de l’Intérieur, dimanche. Invité sur le plateau de l’émission de Christine Ockrent “France Europe Express”, il aurait tapé du pied pour être maquillé sans attendre son tour. Les journalistes se sont fait une joie de retranscrire la petite phrase assassine lâché dans la colère par le candidat de l’UMP : “Personne n’est là pour m’accueillir. Toute cette direction, il faut la virer. Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ça ne va pas tarder”.

Jeudi 22 mars

“Il appartiendra au président de la République, qui m’a nommé, avec le premier ministre, d’annoncer lui-même la date de mon départ”, a déclaré Nicolas Sarkozy lundi matin. Une manière de ne pas quitter sa fonction de lui-même, lui qui souhaitait rester le plus longtemps possible au ministère de l’Intérieur. Le président Chirac a d’ores et déjà annoncé son soutien au candidat UMP, empruntant la forme d’un “syllogisme contraignant”. Comme l’analyse Serge July sur RTL, Jacques Chirac se justifie ainsi : ayant créer l’UMP, et l’UMP soutenant Nicolas Sarkozy, il se doit de soutenir également Nicolas Sarkozy… malgré lui, semble-t-il.

Samedi 24 mars

Excepté lorsqu’il est question de football, les français ne sont pas très chauvins. Les jeunes apprennent désormais la Marseillaise dans les stades et ne pensent qu’à partir vivre à l’étranger! A contrario d’autres pays, dont les drapeaux décorent les murs des appartements, s’affichent sur les vêtements dans le monde entier, et pendent aux fenêtres des maisons… On pense bien sûr aux États-Unis, à l’Angleterre, au Brésil, ou encore à certains pays d’Afrique… En France, le terme de “fierté nationale” frôle de trop près dans nos esprits celui de Front national, d’où cette pudeur à revendiquer son amour pour la France. Une femme décide de s’élever contre ce phénomène. C’est Ségolène Royal. En déplacement dans la cité phocéenne, la candidate du PS a énoncé son souhait “que tous les Français aient un drapeau tricolore chez eux”. Pour ainsi “reforger” l’identité nationale. Bon courage!

Dimanche 25 mars

Les français ne savent pas pour qui ils voteront, mais ils savent pour qui ils ne voteront pas. C’est ainsi que quelques 500 personnes selon les organisateurs, 300 selon la police, ont défilé dans les rues de Toulouse pour protester contre le meeting tenu au Centre de congrès Pierre Baudis, par Jean-Marie Le Pen, le jour même. Certes, ce n’est pas énorme. Mais dans ce flou ” artistique” de candidats, qui nous sèment et nous perturbent, dans le dédale d’une campagne présidentielle qui passionne énormément, mais qui aussi abandonne l’électorat français en proie aux doutes les plus tenaces, cet événement fait plaisir! Les Français ne perdent pas leurs valeurs, ni avec leurs bons réflexes. Car quelle vieille habitude que cette lutte anti-FN? Soutenue par plusieurs partis de gauche, mais également des syndicats et des association de défense des droits de l’Homme, cette manifestation scandait, à travers la ville rose, son principal slogan ” Non à Le Pen! Non au F-haine! Non à ses idées!”.

Lundi 26 mars

Adieu Beauvau, vache, cochon… Médiocre jeu de mots pour introduire la nouvelle du jour : Nicolas Sarkozy devient simple candidat, quittant après 5 ans, le Ministère de l’Intérieur. L’ex, désormais, premier “flic” de France va maintenant devoir se faire aimer. Telle sera son unique pensée. Et l’amour il en a parlé, au Zénith, dimanche dernier. “Aimer c’est la seule chose qui compte vraiment”, avait-il confié aux milliers de jeunes venus l’écouter. Ségolène Royal, quant à elle, juge “scandaleux” qu’il soit resté “aussi longtemps” ministre et candidat, et elle l’écrit dans un livre d’entretiens qui sort aujourd’hui. Elle y fait également le bilan de son “échec” place Beauvau. Tous les journaux s’accordent à dire que le titre du livre “Maintenant” n’est pas sans rappeler l’ouvrage de François Mitterrand, intitulé “Ici et maintenant”, et publié en 1980, juste avant son entrée à l’Elysée. “J’aime la France”, écrit la candidate de gauche. “J’aime son histoire pleine de bruit et de fureur, mais aussi de douceur, de moments radieux, j’aime sa langue, j’aime ses paysages. La France, pour moi, ce n’est pas que l’Hexagone, ce sont aussi ses outre-mers, c’est la Martinique où j’ai vécu enfant, où j’ai travaillé jeune fille, où je suis retournée”. Quelle belle déclaration! Ségolène Royal se fait poète le temps d’un livre. Et pourtant, ceux qui tentent de la suivre préféreraient qu’elle énonce clairement sa ligne politique… même en alexandrins!





Carnet de campagne (du 8 au 19/03/2007)

4 07 2007

Jeudi 8 mars

C’est aujourd’hui la journée internationale de la femme. Tous les journaux en parlent. Les politiques également. Et l’avantage est donné naturellement à Ségolène Royal, qui était hier à Dijon pour un meeting intitulé “Alors viendra le temps des femmes”. Mais où sont les femmes en politique?
Malgré la loi imposant la parité, les femmes députés ne sont que 71 sur 577. Un chiffre qui prête à rougir… La France est honteusement au quatre-vingt quatrième rang mondial sur ce thème. Mais cette année, pour la première fois, une femme pourrait être élue Présidente de la République. Une avancée, et pas des moindres! Mais, une femme fera-t-elle la différence? Existe-t-il une pratique féminine du pouvoir? Pas si sûr. En politique, les femmes sont surtout sur les listes électorales. Elles sont trois millions de plus que les hommes et ne savent pas plus qu’eux pour quel candidats elles voteront.
Nicolas Sarkozy, quant à lui, profite de cette journée de la femme pour s’afficher en Une du Figaro avec Simone Veil, une façon subtile de montrer son attachement à la cause féministe. Elle est également une arme anti-Bayrou.

Vendredi 9 mars

François Bayrou, chouchou des médias et de l’audimat ces derniers temps, bénéficie de ce fait d’une percée dans les sondages. Il fait la Une des journaux et ne cache pas sa joie. Trois sondages le créditent de 20 à 24 % des voix, c’est beaucoup. Les français seraient-ils crédules? Une simple sur-médiatisation, et les voilà qui se mettent à se tourner ni vers la droite, ni vers la gauche, un peu au milieu mais sans grandes convictions!

Dimanche 11 mars

Dix minutes pour quarante ans de carrière! Jacques Chirac fait son allocution, les français devant leur petit écran n’en reviennent pas. J’appelle mes amis pour confirmer. Le Président ne nous avait pas habitué à ce ton si émouvant et si pudique. Ce “Je vous aime” adressé à la France et aux Français… Une sortie réussie après douze ans de présidence. Demain les journaux retraceront son parcours et répéteront ses paroles : “il est temps pour moi de vous servir autrement”, “ne composez jamais avec l’extrémisme, le racisme, l’antisémitisme ou le rejet de l’autre!”.

Lundi 12 mars

Ouh la! Après avoir fait les gros titres, François Bayrou aurait-il pris la “grosse tête”, comme ses adversaires politiques le murmurent.? “Je me positionne comme un candidat qui gagnera le second tour”, a-t-il déclaré hier au Journal télévisé de Claire Chazal. Peut-être devrait-il en débattre avec Edouard Balladur et Lionel Jospin…

Jeudi 15 mars

Ça y est, c’est arrivé! Jusqu’à aujourd’hui, François Bayrou grimpait dans les sondages. Et puis ce matin, petit coup d’arrêt, le premier! Du coup, la question se pose avec encore plus d’acuité : François Bayrou, va-t-il se maintenir jusqu’au second tour des éléctions? Ou va-t-il avant éclater comme une bulle?
Dès lors, un climat de tension extrême règne au Parti socialiste. Et si Ségolène Royal n’était pas au second tour? Les cadres du parti lui ont prodigué maints conseils pour combattre le Béarnais mais la candidate socialiste a tenu à afficher son indépendance vis-à-vis de ces “éléphants” et montrer qui décide. “Je reprends toute ma liberté”, a-t-elle dit. Enfin, à J-1, les journaux font l’état des lieux des parrainages. Le PS ne souhaite bien évidemment pas voir José Bové et Olivier Besancenot obtenir leurs cinq cents signatures… A contrario de François Bayrou.

Vendredi 16 mars

Les petits candidats ont-ils décrocher leurs 500 parrainages? Certains annoncent qu’ils y sont arrivés. Les autres n’ont plus que quelques heures. La date limite pour déposer les formulaires au conseil constitutionnel, c’est ce soir dix-huit heures.

Lundi 19 mars

Y a-t-il véritablement un vote jeune ? C’est la question qui se pose aujourd’hui, après un week-end de campagne consacré à la jeunesse. Nicolas Sarkozy, qui était samedi sur les ondes de Skyrock, a réuni entre six et dix mille jeunes au Zénith de Paris pour leur parler d’amour. “Aimer c’est le plus important” leur a-t-il dit, avant d’ajouter “mais aimer c’est aussi souffrir”. Pendant ce temps, François Bayrou et Ségolène Royal étaient en visite au Salon de l’étudiant à la Porte de Versailles. Cette dernière a promis de faire de l’éducation sa priorité. Démagogie? C’est ce qu’affirme Eric Besson dans son livre, “Qui connaît Mme Royal?”, écrit à vitesse éclair sous le coup de la colère et, à paraître demain. Un livre vengeur dont le titre est une réponse la candidate qui avait posé la question : “Qui connait Monsieur Besson?”. Au-delà de la rage, on retiendra la rareté de la démarche : le député de la Drôme explique pourquoi il ne votera pas pour Ségolène Royal. Il en redoute le goût du “pouvoir personnel, l’arbitraire, la démagogie”…